- Imprimer
- Partager
- Partager sur Facebook
- Partager sur X
- Partager sur LinkedIn
Séminaire / International, Recherche, Valorisation
Le 25 mars 2026
La Chaire UNESCO en communication internationale, hébergée par le laboratoire Gresec, organise un premier séminaire en collaboration avec les Universités Aube-Nouvelle et Joseph Kizerbo de Ouagadougou, laboratoire LAMCO. Ce séminaire interrogera les modalités de mobilisation de la communication sociale à l'international.
La communication sociale, mobilisée dans différents contextes académiques internationaux, l’est aussi dans plusieurs disciplines. Se présentant pour certains comme à l’origine des sciences de l’information et de la communication (SIC) (Laulan, 2007), elle se trouve également convoquée en psychosociologie (Gustave-Nicolas Fischer, 2020), en santé publique et travail social (Manuel Boucher, 2017), voire en sociologie (Voirol, 2015, 2022) et en philosophie politique (Habermas,1981). Dans son rapport aux SIC, la communication sociale est fréquemment appréhendée comme un sous-champ de l’étude des phénomènes communicationnels (Bernard Lamizet, 1992) ou comme un domaine directement assimilé à la discipline de la communication sans échapper à ses controverses (Jason Luckerhoff et François Guillemette, 2014).
David Douyère (2010) établissait au début de la dernière décennie « l’histoire et la diffusion » de la notion à laquelle il reconnaît un emploi protéiforme tout en évoquant « le soupçon d’une origine ecclésiale de la communication sociale » née sous la plume de Jean Devèze.
Ce positionnement interdisciplinaire nourrit des débats sur la transversalité de la communication sociale, sur son autonomie scientifique et sur la manière dont elle s’est constituée dans les espaces académiques. En effet, la communication sociale demeure peu mobilisée et peu théorisée en France, alors qu’elle occupe une place plus affirmée à l’international. Dans plusieurs pays d’Afrique, d’Amérique et même en Europe, le concept est davantage institutionnalisé et intégré aux pratiques professionnelles et scientifiques ainsi qu’à la formation académique.
Quarante-cinq ans après la Théorie de l’agir communicationnel d’Habermas (1981), nous vivons une époque de prises de positions communicationnelles généralisées par le biais de dispositifs techniques, et notamment les médias socionumériques. Dans ce contexte impliquant de plus en plus la mise en place de stratégies de manipulation, quelle est la place de la communication sociales ? Les conditions d’une interaction sociale libre et rationnelle, sont-elles réunies ? Et ces conditions sont-elles universelles ?
Ainsi, ce séminaire en quatre séances entend ouvrir des pistes de réflexions sur les origines de la communication sociale, les contextes de sa mobilisation, son renouveau et son lien à l’espace public. Il abordera la communication sociale dans ses fondements épistémologiques et méthodologiques, autant en convoquant des conditions historiques et institutionnelles ayant contribué à ses structurations différenciées, qu’en discutant de sa pertinence actuelle.
Laboratoire GRESEC
Univ. Grenoble Alpes
Dulce DIAS, doctorante
Danaxon JOACHIM, docteur en SIC
Mahaman OUATTARA, doctorant
Laboratoire LAMCO
Univ. Joseph Ki Zerbo de Ouagadougou
Séverin NAON, doctorant
Carine MEDA, doctorante
Dasmané NIANGANÉ, doctorant
Date
De 14h à 16h30
Inscription et participation en ligne > Cliquez ici
Localisation
Uniquement en ligne
- Imprimer
- Partager
- Partager sur Facebook
- Partager sur X
- Partager sur LinkedIn