- Imprimer
- Partager
- Partager sur Facebook
- Partager sur LinkedIn
Colloque / Citoyenneté, International, Recherche, Société
Du 19 mai 2027 au 20 mai 2027
Echirolles
Dans le cadre du projet REAMéF - Réseau de recherche Europe-Amériques autour des Médiatisations du Féminicide, ce colloque international propose d’accueillir des chercheuses et chercheurs en Sciences de l’information et de la communication et, plus largement, en Sciences humaines et sociales, s’intéressant aux problématiques du féminicide dans des contextes régionaux, transrégionaux, nationaux ou transnationaux. Ces problématiques peuvent émerger et être questionnées au sein de différents champs sociaux (santé, politique, éducation, art, communication et médias, etc.). En particulier, sont attendues des propositions qui interrogent les processus de médiatisation du féminicide, son émergence et son évolution comme problème public. Les travaux faisant part d’obstacles, ou de processus d’étouffement ou de dévoiement du féminicide seront appréciés, ainsi que des analyses sur les négociations autour de la notion de féminicide elle-même : du suicide forcé au féminicide trans, en passant par les formes de pouvoir coercitif et les enjeux de santé mentale qui en redessinent les contours.
Afin de poursuivre l’exploration des pistes de recherche développées par ces travaux, les propositions attendues peuvent s’inscrire dans l’un ou dans plusieurs des axes suivants :
Axe 1. Médiations et médiatisations des féminicides
Les travaux s’inscrivant dans cet axe proposent d’explorer les modalités de médiation et de médiatisation des féminicides. Ils peuvent s’intéresser :
- aux conditions de production, de réception et de circulation des discours dans des espaces sociaux et, en particulier, dans les paysages médiatiques (régionaux, nationaux, transnationaux) ;
- à l’évolution des champs sémantiques et discursifs employés par des équipes journalistiques (qualification des faits, choix lexicaux et narratifs), aux cadrages médiatiques réalisés (en lien avec les genres journalistiques et les sources d’information mobilisées) ;
- aux pratiques journalistiques à l’aune des enjeux de genre (rapport des journalistes avec les sources d’information, tensions et débats au sein des rédactions de presse, création de postes et dispositifs dédiés à une prise en compte des enjeux de genre dans les rédactions, etc.)
Axe 2. Émergence et évolution du féminicide comme problème public
Cet axe invite à analyser les processus par lesquels les féminicides sont constitués en problème public et inscrits dans l’agenda politique et l’action publique. Les contributions peuvent analyser :
- le rôle, la place et les stratégies info-communicationnelles des entrepreneurs.es de cause, en particulier des collectifs militants ou solidaires, des médias et des journalistes, ou encore des personnalités publiques dans la mise en visibilité des féminicides ;
- la production de savoirs situés et leur articulation avec les politiques publiques ; les modus operandi, les méthodes de regroupement et de mobilisation ; le rapport et le positionnement à l’égard des institutions, des victimes et des agresseurs pour lesquels ces savoirs sont employés ;
- les dispositifs publics et info-communicationnels pour combattre le féminicide (accompagnement des victimes ou des proches, dispositifs policiers ou judiciaires, sanction des agresseurs, etc.) ;
- les débats conduisant aux évolutions législatives et juridiques (reconnaissance pénale, qualification des faits, dispositifs de protection), et des instances politiques traitant de ces questions, entre autres.
Axe 3. Attaques, dévoiements et obstacles aux luttes contre le féminicide
Les travaux s’inscrivant dans cet axe peuvent interroger les formes de conservatisme, d’opposition ou de reconfiguration auxquelles se heurtent les mobilisations portant sur la reconnaissance des féminicides dans différents espaces sociaux, politiques et médiatiques. Ils peuvent s’intéresser :
- aux stratégies discursives, institutionnelles ou médiatiques visant à invisibiliser ou relativiser les violences de genre et à disqualifier celles et ceux qui les combattent ainsi qu’aux processus de dépolitisation ou de banalisation de ces violences dans l’espace public ;
- aux formes de récupération, d’appropriation ou de dévoiement des revendications féministes par des acteurs politiques, médiatiques, institutionnels ou économiques (par exemple au service d’un agenda nationaliste voire xénophobe), et aux tensions que ces appropriations peuvent générer dans la mise à l’agenda public du féminicide ;
- aux obstacles structurels, symboliques ou organisationnels rencontrés par les collectifs, associations, proches de victimes ou militant.es dans leurs actions de sensibilisation, de dénonciation ou de plaidoyer, qu’il s’agisse de contraintes institutionnelles, de controverses publiques, de violences en ligne, de backlash antiféministe, d’initiatives masculinistes ou de résistances culturelles face à la reconnaissance du féminicide comme problème public.
Axe 4. Féminismes en tension : débordements, extensions et négociations autour de la notion de féminicide
Cet axe propose d’accueillir des travaux s’intéressant aux déplacements, élargissements et tensions qui traversent aujourd’hui la notion de féminicide, tant dans les espaces militants qu’académiques, médiatiques ou institutionnels. Les propositions peuvent s’intéresser :
- aux débats conceptuels, mais aussi politiques, autour de l’extension de la notion à des formes de violences encore peu discutées, telles que le « suicide forcé », l’exercice d’un contrôle ou d’un pouvoir coercitif sur les victimes, les violences vicariantes comme celles exercées sur les enfants, les violences ayant des conséquences différées ou peu reconnues sur la santé physique ou mentale des femmes ou des proches, etc. ;
- aux expériences et aux mobilisations des groupes minorisés ou marginalisés dont les trajectoires viennent interroger les limites actuelles de la notion (personnes en situation de handicap, femmes migrantes ou exilées, femmes racialisées, autochtones ou appartenant à des minorités de genre, comme les femmes trans, etc.), en mettant en lumière les rapports de pouvoir, les vulnérabilités différenciées et les « angles morts » persistants dans les luttes contre les féminicides ;
- aux processus d’emprunt, de traduction ou de réappropriation de la notion dans différents espaces militants, académiques, institutionnels en interrogeant la circulation transnationale des savoirs féministes et leurs adaptations à des contextes locaux, entre autres.
Modalités de soumission et calendrier
Seront acceptées des propositions de communication en français, anglais, espagnol et portugais.
Les propositions doivent contenir les éléments suivants :
- L’identité des auteur.ices et leur appartenance institutionnelle (en précisant les disciplines dans lesquelles les auteur.ices s’inscrivent), ainsi que leurs coordonnées institutionnelles.
- Le titre de la communication
- Un résumé (500 mots maximum, hors bibliographie) décrivant le sujet de recherche, le cadre théorique utilisé, les méthodes employées et les principales conclusions ou suggestions pour de futures recherches
- Une liste de références bibliographiques
- L’axe prioritaire dans lequel s’inscrit la proposition
Les propositions doivent être envoyées à :
lorreine.petters
univ-grenoble-alpes.fr (lorreine[dot]petters[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr) , chloe.salles
univ-grenoble-alpes.fr (chloe[dot]salles[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr) et emmanuel.marty
univ-grenoble-alpes.fr (emmanuel[dot]marty[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr) au plus tard le lundi 20 juillet 2026.
Les auteurs.trices des propositions retenues seront informé.es au cours du mois d’octobre 2026.
Lors du colloque, les diaporamas des présentations devront être bilingues, rédigés dans la langue originale et traduits en anglais.
L'appel complet, avec les axes thématiques en français et en anglais, est en pièce jointe.
Séminaire organisé dans le cadre du projet REAMéF - Réseau de recherche Europe-Amériques autour des Médiatisations du Féminicide
Date
Le séminaire se tiendra de 9 à 18h en présentiel ou en visio.
Localisation
Echirolles
Institut de la Communication et des Médias
11 avenue du 8 mai 1945
38130 Echirolles
Télécharger
Télécharger l'appel à communication (PDF, 312.01 Ko)
- Imprimer
- Partager
- Partager sur Facebook
- Partager sur LinkedIn