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Publications des chercheurs du GRESEC

Mis à jour le 10 mai 2016

Les publications des chercheurs du Gresec

Le GRESEC dépose toutes les publications de ses chercheurs sur les archives ouvertes HAL-SHS (Sciences de l’homme et de la société).
  • [tel-01297003] Du besoin d'informations à la formulation des requêtes : étude des usages de différents types d'utilisateurs visant l'amélioration d'un système de recherche d'informations
    29 juin 2017
    Devant des collections massives et hétérogènes de données, les systèmes de RI doivent désormais pouvoir appréhender des comportements d'utilisateurs aussi variés qu'imprévisibles. L'objectif de notre travail est d'évaluer la façon dont un même utilisateur verbalise un besoin informationnel à travers un énoncé de type « expression libre » (appelé langage naturel) et un énoncé de type mots-clés (appelé langage de requêtes). Pour cela, nous nous situons dans un contexte applicatif, à savoir des demandes de remboursement des utilisateurs d'un moteur de recherche dédié à des études économiques en français. Nous avons recueilli via ce moteur, les deux types d'énoncés sur 5 années consécutives totalisant un corpus de 1398 demandes en langage naturel et de 3427 requêtes. Nous avons alors comparé l'expression en tant que tel du besoin informationnel et mis en avant ce qu'apportait, en termes d'informations et de précisions, le recours à l'un ou l'autre du langage utilisé.
  • [tel-01275744] Espace public et champ scientifique : la publicisation des agents scientifiques sous l’emprise de l’idéologie de la vulgarisation
    27 juin 2017
    Nous observons depuis les années 1970 une diversification théorique des modèles et dispositifs de la publicisation scientifique, voyant se compiler les trois formes que sont la vulgarisation, l'animation culturelle scientifique et plus récemment les débats publics instaurant un dialogue démocratique au sein des controverses socio-scientifiques. Ce phénomène de diversification théorique prend place au croisement de problématiques alliant des questionnements épistémologiques, communicationnels et finalement politiques. Cependant, si le philosophe Jürgen Habermas voyait une détermination directe du positionnement épistémologique des acteurs/agents de la recherche sur leurs pratiques communicationnelles au sein de tels dispositifs, cette perspective apparaît peu adaptée au regard des observations et de la théorie sociologique contemporaines. Une pratique théorique accordant une prévalence de la théorie sur la pratique communicationnelle ne permet de relever de manière satisfaisante ni les enjeux sociaux prenant place dans la théorie elle-même, ni d'objectiver de manière distanciée les phénomènes d'objectivation des relations sociales propres au complexe sciences sociétés. Le principal risque étant l'intégration des normes et valeurs culturelles d'un habitus socioprofessionnel spécifique au champ scientifique au sein des résultats des activités théoriques elles-mêmes. Ce travail portant sur les valeurs et pratiques culturelles des acteurs/agents de la recherche engagés dans les phénomènes de publicisation des sciences, nous avons développé quatre volets empiriques dans le cadre de la préparation d'une thèse en Sciences de l'Information et de la Communication. Les trois premiers volets s'appuient sur un corpus d'entretiens semi-directifs, d'observations et d'analyse des contenus produits par des acteurs de la recherche engagés dans trois dispositifs distincts et correspondant, dans certaines limites, aux modèles théoriques susmentionnés : une publication de vulgarisation, les éditions 2009 et 2010 de la Fête de la Science, et les débats de la Commission Nationale du Débat Public sur les nanotechnologies et leurs enjeux. Notre quatrième volet porte sur l'étude des formations intra-académiques des doctorants allocataires pluridisciplinaires à la communication, l'information et la médiation scientifiques, ouvrant notre analyse à l'observation des phénomènes de socialisation des acteurs de la recherche par la publicisation des sciences. Ces dispositifs prenant tous place dans un même contexte géographique et temporel, leur étude permet d'observer les liens de convergence entre eux et les polypratiques potentielles des acteurs/agents de la recherche. Au cours d'une étude sociologique de la communication scientifique déployée face aux publics, la vulgarisation et son corollaire idéologique (un « fossé des connaissances », un « public profane », une « science neutre », etc.) se laissent entrevoir plutôt sous la forme d'un habitus socio-communautaire, participant à un phénomène de socialisation identitaire, et générant des schèmes perceptifs et un sens pratique jusque dans les domaines de la théorie communicationnelle et de la théorie de la connaissance. La vulgarisation tend à déborder du seul cadre de ses dispositifs formels pour redéfinir par la pratique les formes de publicisation théoriquement divergentes. Les dispositifs de débats publics institutionnalisés prenant place au sein des controverses socio-scientifiques procèdent à une mise en scène hégémonique d'une supériorité de l'expérience scientifique sur les expériences sociales « externes », calquée selon une division du monde social reposant sur une distinction fonctionnelle. Cette tradition s'intercale entre les potentiels de participation et de représentation dans l'espace public et hiérarchise les formes de l'intervention des différents acteurs/agents sociaux selon leur proximité supposée aux instances de construction des savoirs scientifiques.
  • [sic_01477027] Apprendre l'identité numérique : du concepteur à l'usager des identités numériques
    1 mars 2017
    Plusieurs travaux signalent une méconnaissance des processus d’identification et de socialisation en ligne. Ces biais touchent conjointement les concepteurs de dispositifs (avec leur propre représentation du social) et les usagers (à travers leur incompréhension des mécanismes informatiques, et économiques, propre au traitement des données personnelles). Néanmoins, des pistes de co-élaboration existent pour rattacher les pratiques sociales et l’ingénierie logicielle, partant du design des applications jusqu’à des dispositifs pédagogiques.
  • [sic_01084772] De l'identité numérique à l'individu transmédiatique
    24 février 2017
    L'identité numérique est un concept en sciences sociale permettant de questionner les relations interindividuelles médiatisées par ordinateur, et faisant l'objet de stratégies économiques. De manière générale, la présentation de soi emprunte des processus narratifs. Le mode éditorial des services web permet de construire une identité narrative. Ce mode est d'ailleurs un enjeu concurrentiel entre des acteurs comme Facebook et Google. Mais en réalité, les adolescents conduisent leur socialisation à travers une multiplicité de plateformes et appareils (réseaux socionumériques, téléphones mobiles, applications de conversation privée, etc.). Nous proposons alors de parler d'une part d'individu transmédiatique, à la manière de ces contenus fictionnels distribués par les grands studios de l'audiovisuel à travers plusieurs médias. Cependant, les usages transmédiatiques des adolescents restent maladroits, et à l'aune des enjeux que cela implique, il est nécessaire d'accompagner leur pratique avec un véritable programme éducatif.
  • [sic_00126719] ÉCRITURES EN LIGNE: PRATIQUES ET COMMUNAUTÉS. Sous la dir de Brigitte Chapelain. (485 p.)
    23 février 2017
    La communication écrite est encore jeune" écrivait R.Escarpit1 en 1973 ajoutant que celle-ci vieillissait moins vite que d'autres moyens de communication. Nous ne pouvons aujourd'hui que constater la pertinence de cette réflexion . En effet les formes de communication médiatisée par les technologies du numérique et des réseaux proposent une palette d'outils complémentaires d'écriture et de lecture, d'annotation, et d'édition personnelles et collectives qui ont développé le traitement de texte, l'écriture hypertextuelle, les mails , les chats , et des sites web comme les wikis. Ces dernières années Internet et son double pouvoir "numérique et connectique"2s'est révélé, comme ce fut le cas du livre, être un dispositif scripturaire, "qui condense et organise, qui schématise et appauvrit parfois"3, revalorisant le rôle informationnel et cognitif de l'écriture dont le développement relève de nombreux domaines culturels, éducatifs et professionnels. Le phénomène blog est sans doute l'exemple4 le plus récent de ces outils d'écriture. Les blogs sont notamment utilisés dans des applications littéraires, pédagogiques et entrepreneuriales donnant à l'écriture en ligne des nouveaux outils moins contraignants et plus maniables. Un colloque organisé à l'université de Rennes 2, en Septembre 2002, a engagé une réflexion pluridisciplinaire sur les dispositifs d'écriture en ligne et les pratiques communautaires émergentes. La littérature, l'éducation et l'organisation qui ne sont que rarement réunies ont retenu particulièrement notre attention. Le carrefour disciplinaire que constituent les sciences de l'information et de la communication permet de mettre à l'épreuve cette problématique commune que représente l'écriture en ligne en s'appuyant sur ces trois champs. Nous avons choisi d'en traiter deux dimensions essentielles :la dimension processuelle et la dimension organisationnelle. C'est ainsi qu'ont émergé les deux thèmes retenus du colloque: les pratiques et les communautés de l'écriture en ligne. La dimension processuelle porte sur les processus de production de ces écritures: les textes produits, les modes éditoriaux qui leur sont associés, les rôles de l'auteur et du lecteur, les genres d'écrits. La dimension organisationnelle s'inscrit dans les structures de travail et de création, la gestion des personnes et des savoirs,et les modes de développement et de circulation des productions d'écriture. Les travaux du colloque ont tenté de répondre à deux grandes interrogations portant sur ces dimensions. En quoi les pratiques d'écriture en ligne proposent-elles des procédures de travail et de création et des modèles de communication qui témoignent d'une réelle spécificité processuelle? Quelles formes organisationnelles et managériales caractérisent ces pratiques d'écriture? Comment les définir? Peut-on parler de communautés?
  • [sic_00426941] Lorsque la dimension participative d'un site de presse questionne les pratiques journalistiques. Le cas de Quelcandidat.com, site du Dauphiné Libéré dédié à l'élection présidentielle
    28 novembre 2016
    Cet article se propose d'analyser les pratiques journalistiques mobilisées dans le cadre d'une expérience de blog collaboratif menée par le Dauphiné Libéré pendant la période des élections présidentielles et législatives de 2007. Nous verrons notamment comment, au-delà d'un dispositif technologique permettant une expression des internautes, ce blog repose sur une conception particulière du travail journalistique se traduisant par un effacement de la relation verticale de magistère entre journaliste et public et la mise en place d'un journalisme « conversationnel », valorisant la parole citoyenne.
  • [sic_00766706] Reconfigurer le réel : les différentes formes de performativité des bases de données à caractère personnel du web social
    28 novembre 2016
    Le web social est composé dee bases de données modelant les réalités individuelles et collectives selon les représentations mentales des concepteurs de sites web ou de leurs propriétaires. Cette modélisation a plusieurs effets : transférer cette représentation d'une région socioculturelle à une autre ; transformer l'individu en objet informationnel appropriable par Soi, "les amis" et les organisations ; confier des informations personnelles à des pairs ou des tiers avec des risques de mésinterprétation ou mésusage.
  • [hal-01251068] Contribution à l’histoire des SIC, Entretien avec Bernard Miège (par Jean Caune)
    28 novembre 2016
    Entretien filmé publié sous la forme d'un DVD, 65 minutes
  • [sic_00427124] L'encadrement des contributions « amateurs » au sein des sites d'information : entre impératif participatif et exigences journalistiques
    28 novembre 2016
    Partant d'un double constat (celui d'études montrant une minoration voire une mise à distance de la participation sur les sites de médias traditionnels et celui d'un contexte dans lequel les impératifs participatifs sont de plus en plus prégnants), nous nous proposons de réinterroger la problématique de la participation sur les sites de presse à la lumière des évolutions qu'a connues le secteur de l'information en ligne ces derniers mois (avec notamment la création de pure players), en étudiant non seulement les modalités de participation à l'intérieur de ces sites mais également leur degré d'intégration à l'offre de contenus journalistiques.
  • [sic_00378773] Médias et espace public en Mauritanie : l'exemple d'internet
    28 novembre 2016
    Le fil conducteur de cette réflexion porte essentiellement sur la formation d'un embryon d'espace public nouveau en Afrique, autour du « détournement » de techniques initialement prévues à des fins de développement. Contre toute attente, Internet, qui est loin de servir de marqueur du progrès économique, social ou culturel en Afrique comme on a tendance à le présenter souvent, a donné lieu à des usages contestataires parmi les franges des populations les plus conscientisées. De ce fait, on remarque que l'étau se resserre de plus en plus autour des autorités publiques dont la mainmise sur les instruments de la domination politique est de plus en plus contestée. Au cœur de cet espace public censé assurer la jonction entre les gouvernants et les gouvernés, les médias publics (presse, radio et télévision) sont restés jusqu'à la fin des années 80 sous un monopole exclusif de l'appareil étatique africain. Au début des années 90, l'apparition de la télévision par satellite ainsi qu'une timide liberté concédée à la presse « privée » dans certains pays d'Afrique avaient nourri l'espoir que les citoyens seraient informés de manière objective sur la marche des affaires dans leurs pays. Or très vite, les autorités vont se rendre compte qu'une ouverture de l'espace médiatique vers plus de liberté et de transparence ne pouvait qu'entrer en contradiction avec certaines pratiques reprouvées par les valeurs démocratiques. A une mainmise du pouvoir sur les canaux officiels d'information, ceux que l'on nomme les « opposants » ont répondu en faisant massivement recours à l'usage d'internet dans le but de discréditer les gouvernants tant à l'extérieur qu'à l'intérieur.

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